La Vie brève et les grands chemins

Le Temps - Jean-Bernard Vuillème - Août 2025
Quêtes et aventures sur les grands chemins
«La Vie brève et les grands chemins», un roman de Carine Fernandez,
offre une promenade passionnante dans le dernier tiers du XVIIIe siècle


La Vie brève et les grands chemins
Après plusieurs années de silence, l’auteure de La Servante abyssine (1) renaît en apothéose avec La Vie brève et les grands chemins, un récit singulier, une mélodie différente, mais les notes d’une symphonie familière. Carine Fernandez, toute entière dans ce livre éclatant au parfum inédit, mais aux essences cueillies dans le même jardin. Un livre nourri de ses passions, de ses amours, de sa culture, de ses valeurs, de son humanisme, de son humour et de son ironie. La Vie brève et les grands chemins : un titre énigmatique, concrétion essentielle d’un roman original et multiple, riche en résonances existentielles, interpelle en jouant sur le contraste, en évoquant la fugacité de la vie et l’ampleur des parcours, symbole d’aventures et d’horizons lointains, de voyages réels ou métaphoriques, quête d’un ailleurs annonciateur d’un personnage qui cherchera à se connaître, à donner un sens à sa vie, à « se forger un destin ». Un titre qui entre aussi en résonance avec La Vida breve de Manuel de Falla, emportant le lecteur dans un souffle ibérique où la musique, toile de fond du récit, mais aussi protagoniste, tisse des émotions et des paysages sonores captivant l’âme...
Un jardin au désert

Carine Fernandez : Désert de bonne aventure
A Riyad, cheikh Talal est considéré comme un vieil excentrique. Riche, respectable et respecté mais excentrique. La preuve, délaissant son immense palais au confort clinquant, il s’est isolé depuis quelques mois dans la palmeraie de Diriyah qui abrite les ruines du palais royal, le berceau des Saoud. Là, il vit tel un ermite dans un logement modeste, à même le sol. Là, il médite en arrosant ses carrés de luzerne et en regardant comment la terre boit l’eau. Là, il se repose de ses épouses, et notamment de la dernière, Loulwa, qui lui pompe ce qui lui reste d’énergie, et surtout de ses fils qui ne l’ont jamais intéressé.
L'Express - Sandra Benedetti - Avril 2019

Un Jardin au désert
Pas si évident de planter une fiction au coeur de l'Arabie Saoudite sans sombrer dans les clichés. A moins d'y avoir vécu, comme Carine Fernandez. Vingt-cinq ans de bourlingue l'ont menée du Liban aux Etats-Unis, de l'Egypte au royaume saoudien, où elle a passé douze ans. Une géhenne, selon ses propres termes, dont elle s'est échappée pour établir ses pénates en France. Mais on ne se défait pas d'un claquement de doigts du Moyen-Orient, ses sables crissent dans la mémoire. Elle les a déversés dans plusieurs romans et les édifie maintenant en dunes mouvantes dans Un Jardin au désert...
Mille ans après la guerre

Le Temps - Jean-Bernard Vuillème - Octobre 2017
La mémoire de la guerre d’Espagne
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